Fréquentant les Beaux-Arts de Paris dès 16 ans et pratiquant la peinture depuis son plus jeune âge, Jean-Paul Philippe fait, en 1960, un premier voyage en Italie qui le marque profondément. Il s’installe à Florence l’année suivante et travaille au Cabinet des dessins des Offices, dans l’intimité des œuvres du Quattrocento. Puis les rencontres se succèdent et mènent Jean-Paul Philippe dans les carrières de marbre de Carrare. Le chemin de la sculpture est ouvert. Portes, stèles, labyrinthes, marelles… voici les thèmes de ce sculpteur inlassable de la pierre, son matériau de prédilection. Il ne fait que retirer ce qui la recouvre, œuvrant par retraits successifs pour rendre visible ce qu’elle renferme et ce qu’elle abrite. Ne se réclamant d’aucun groupe, école ou système, l’artiste crée des œuvres entre Terre et Ciel, véritables archéologies intérieures, jardins des mélancolies de l’humain et du cycle transitoire de la vie. A l’image de la statuaire égyptienne et précolombienne qui l’inspirent.

Cette œuvre s’accomplit de l’intimité de l’atelier à l’espace public, de dessins en sculptures, de réalisations en milieu urbain ou bien liées à l’environnement naturel. Son œuvre-demeure à ciel ouvert qu’il nomme le Site Transitoire, s’inscrit, en 1993, dans l’austère et magnifique paysage des Crêtes, morceau de ciel encadré sur les collines d’Asciano, face à la ville de Sienne. Il y fait dialoguer plusieurs éléments de basalte gris avec la nature, composant une œuvre monumentale où la pierre épouse le lieu en harmonie avec le cosmos.

Jean-Paul Philippe est exposé à la galerie depuis 1981. En 2015, son Jardin des Mélancolies I, est présenté au sein de l’exposition QUINTE-ESSENCE – air-eau-terre-feu-éther, qui célèbre les 90 années d’activité de la galerie, ainsi qu’au Grand Palais lors de la FIAC.

En 2016, lors de l’exposition Question de Peinture, des années 40 à nos jours, la galerie présente une huile sur bois intitulée « Métro 72 ».

En 2017, la maquette pour le projet de la Roque d’Anthéron (Bouches-du-Rhône) est présentée lors de l’exposition Passion de l’Art – Galerie Jeanne Bucher Jaeger depuis 1925, première rétrospective consacrée à la galerie, au Musée Granet d’Aix-en-Provence. Une œuvre de Jean-Paul Philippe est également présentée lors de l’exposition Corps et Ames à la galerie.

L’EuroAirport Basel-Mulhouse-Freiburg inaugure en 2018 la sculpture « Les dessous du ciel ou l’attrape-nuages ». En écho à cette sculpture, une œuvre de Jean-Paul Philippe est présentée au sein de l’exposition Dessins de sculpteurs à la galerie.

www.jeanpaulphilippe.eu

Jean-Paul Philippe, Petit autel à la lune, 1982
Marbre statuario de Carrare
147 × 65 × 54 cm
Photographie de Quentin Bertoux
Jean Paul Philippe, Autoportrait, 1985
Dessin sur marbre
52,5 × 52,5 cm
Photographie de Guy Buchheit
Jean-Paul Philippe, Entre Terre et Ciel… La Tour Méridienne (étude), 1989
Crayon et encre de Chine sur papier
66 × 48 cm
Jean-Paul Philippe, La Tresse, 1991
Granit noir du Brésil
67 × 54 × 36 cm
Photographie de Jean Bernard Naudin
Jean-Paul Philippe, La Tresse, 1991
Granit noir du Brésil
67 × 54 × 36 cm
Photographie de Jean Bernard Naudin
Jean-Paul Philippe, Site Transitoire, 1993
Asciano, Italie

Jean-Paul Philippe, Site Transitoire, 1993
Asciano, Italie

Photographie de Giancarlo Cinni
Jean-Paul Philippe, Site Transitoire, 1993
Asciano, Italie

Photographie de Stephanini Marcello
Jean-Paul Philippe, Site Transitoire, 1993
Asciano, Italie

Photographie de Jean-Bernard Naudin
Jean-Paul Philippe, Une marelle pour Le Caire, 1999
Vue des carrières de granit d’Assouan
Jean-Paul Philippe, Marelle, 2013
Terre cuite, miroir, plomb et acier Corten
317 × 290 cm
Photographie de Giancarlo Cinni