Née en 1926 à Paris, Claude de Soria se réfugie dans le Sud pendant la guerre et embarque en 1943 pour la Tunisie où elle finit ses études secondaires. De retour en France, elle suit les cours de dessin d’André Lhote, à l’Académie de la Grande Chaumière, puis ceux de Fernand Léger (1950), avant de découvrir la sculpture avec Ossip Zadkine (1952).Durant les années qui suivent, Claude de Soria lit, parcourt les salles de concert et les musées de France, découvre l’Espagne et l’Italie. Avec un coup de crayon particulièrement sensible, elle consigne – comme elle l’a fait dès l’enfance – ses impressions dans des carnets de croquis, où l’on retrouve des instantanés de la Feria de Cordoue, du Palio de Sienne, des détails de sculptures, de chapiteaux et de tableaux. Elle découvre Pisano et Michel-Ange.

Au cours de cette période, Claude de Soria travaille la terre glaise. En 1972, les reliefs naturels qu’elle découvre lors d’un voyage au Sahara provoqueront en elle comme un séisme intérieur.

C’est à la faveur d’un sac de ciment oublié par des ouvriers dans la cour de son atelier, qu’en 1973, elle trouve définitivement sa voie. Dès ce moment, elle comprend le parti qu’elle peut tirer d’un matériau volatil, malléable, aisé à malaxer, à amalgamer. Au gré du temps, elle multiplie les expériences : différents dosages et différentes qualités de poudre de ciment, sable, fibre, eau, structure intérieure sont testés, ainsi que toutes sortes de moules et de supports : verre, rhodoïd, tissus, papier…., menant à une déclinaison de formes : cercles, carrés, rectangles, sphères, cylindres… en prenant soin de laisser toute latitude au hasard.

Elle a participé à de nombreuses expositions collectives au sein d’importantes institutions telles que Centre Pompidou (exposition “elles@centrepompidou » en 2009/2010 notamment) , Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, Musée des Arts Décoratifs, Fondation Cartier…

 

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