Zarina Hashmi qui utilise souvent le seul prénom Zarina, est née en 1937 dans une famille musulmane au Nord de l’Inde. Après avoir épousé en 1958 un officier indien au service de la diplomatie internationale, Zarina est amenée à se déplacer souvent au sein de villes, pays et continents, ce qui imprègne à jamais son œuvre d’un tissu sophistiqué de diagrammes, de cartes incarnant la mémoire d’un lieu, d’un événement et le souvenir d’une atmosphère ou d’un instant expérimenté. Entre architecture, sculpture et xylographie, ses gravures sur bois, ses installations murales ou ses moulages sculptés en pulpe de papier accompagnent son voyage évoquant les innombrables villes dans lesquelles elle a vécu. Le papier est au cœur de la création artistique de Zarina. Son art est tout à la fois contenu par son caractère minimaliste, riche par la qualité tactile des matériaux et dense en signification. Ce travail réalisé comme la chronique d’une vie se rassemble autour des thèmes de la maison, le déplacement, le voyage et la mémoire avec en constance la notion de dislocation et de cosmopolitisme. Les œuvres de Zarina sont les expressions d’un atlas personnel, les chemins multiples et vastes à travers les continents et civilisations.

Les œuvres de Zarina Hashmi sont représentées dans d’importantes collections publiques, notamment au MOMA, Whitney et Metropolitain Museum à New York. En 2011, la galerie organise « Noor », première exposition personnelle de Zarina à Paris, qui présente ses œuvres sur papier, installations récentes et sculptures historiques moulées en papier des années 80. En 2012, une rétrospective majeure est présentée au Hammer Museum. Intitulée « Zarina : Paper Like Skin », l’exposition voyage ensuite au Guggenheim, New York et au Chicago Art Institute. Un catalogue d’exposition est publié présentant une soixantaine d’œuvres de 1961 à nos jours.

Zarina Hashmi, Blinding Light, 2010
Papier Okawara découpé et recouvert à la feuille d’or 22 carats
185,4 × 100,3 cm
Photographie de Georges Poncet
Zarina Hashmi, Blue Night, 2012
Papier Arches noir recouvert de feuilles d’étain
111,8 × 71,8 cm
Photographie de Georges Poncet
Zarina Hashmi, City of Light and Darkness, 2010
Mosaïque de sérigraphies sur papier, montée sur papier Arches blanc
67,9 × 69,9 cm
Photographie de Jean-Louis Losi
Zarina Hashmi, Dark Nights, 2010
Ensemble de trois œuvres sur papier

Bandes de papier Kozo tissées et teintées à l’encre montées sur papier Arches crème
53,3 × 53,3 cm chacun
Photographie de Jean-Louis Losi
Zarina Hashmi, Home is a Foreign Place, 1997
Édition de 25

36 gravures sur bois avec texte Urdu imprimé en noir sur papier indien fait à la main et monté sur papier Somerset
226,7 × 220,9 cm
Photographie de Jean-Louis Losi
Zarina Hashmi, Lotus, 1982
Édition de 3

Moulage en papier
58,4 × 73,7 × 12,7 cm
Photographie de Jean-Louis Losi
Zarina Hashmi, Spaces to Hide, 1980
Édition de 15

Moulage en papier
73,7 × 73,7 × 3,2 cm
Photographie de Jean-Louis Losi
Zarina Hashmi, Spinning House, 2013
Édition de 2

Collage avec feuille d’étain et crayon argenté monté sur papier Somerset
82,6 × 59,7 cm
Photographie de Georges Poncet
Zarina Hashmi, The Ten Thousand Things, 2009-2010
Ensemble de 100 collages montés sur papier Somerset blanc
22,9 × 15,2 cm (chaque collage)
Photographie de Jean-Louis Losi
Zarina Hashmi, Cities I Called Home, 2010
Ensemble de 5 gravures, édition de 25

Aligarh-Bangkok-New Delhi-Paris-New York
Blocs de bois gravés en noir sur papier népalais fait à la mais monté sur papier Arches crème
66 × 50,8 cm (chaque gravure)
Photographie de Jean-Louis Losi
Zarina Hashmi, Faded Routes, 2012
Collage avec bandes de feuille d’étain, gravure recouverte
113 × 72,4 cm